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Lili Dans le Métro

Miaou !

14 Septembre 2008 , Rédigé par Lili Publié dans #J'te raconte pas!

Quai 2bis, 8h25

 

-          Tiens Christophe, tu prends le 8h27?

-          S'il est pas supprimé! Je suis en stage dans le douzième, mieux que La Défense!

-          Et puis, c'est l'occasion de se croiser. Tu vas bien ?

-          Oh ça peut aller, et toi ?

 

DICA 8h26 A l'approche

Les deux hommes se dirigent tranquillement au bord du quai.

-          Oui, Merci. J’ai été faire un peu de bateau pour le week-end de l’ascension, et toi?

-          Ça aurait pu être mieux…

-          Qu’est ce qui t’arrive ?

-          Oh ! Rien de grave, mais j’ai accepté la garde d’un chat pendant une semaine et j’aurais vraiment mieux fait de m’abstenir !

-          Ah bon ? Raconte…

Après avoir appuyé sur le bouton d'ouverture des portes, ils montèrent dans le wagon de tête, filature discrète…

-          Ma voisine m’a demandé de garder son chat, elle partait au club en Tunisie.

-          Cela m’étonne que tu aies accepté, tu n’es pas trop "animaux de compagnie", il me semble !

-          Non, et ce n’est pas prêt de changer. Mais bon, tu comprends ma voisine a emménagé il y a six mois, elle est très mignonne et en plus elle vit seule !

-          Ah ! Ah ! Je vois !!

Aventure suscitant l'intérêt

-          Oui, mais l’animal est complètement dingue. Déjà le vendredi soir, lorsqu’elle l’a sortit du panier, il a bondit comme un diable et s’est réfugié sous le buffet de la cuisine. Je me suis dit que c’était normal, qu’il était apeuré, j’ai même proposé à Nadia (c’est ma voisine) de rester un instant pour prendre un verre, histoire que le chat s’habitue un peu.

-          Je te reconnais bien là, tu ne perds pas une occasion !!

Le jeune homme sourit d'un air entendu et sûr de lui poursuivit son récit.

-          Elle avait déposé sa gamelle dans la cuisine et lorsqu’elle est partie, je lui ai déposé quelques croquettes que Nadia m’avait apportées. Et bien, il n’est pas sorti de sa planque de toute la soirée. Je ne m’inquiétais pas trop, je me disais qu’il mangerait pendant la nuit, au calme. Et le lendemain matin, la gamelle était intacte, pas une seule croquette n’avait disparu. J’ai commencé à flipper. Si le chat devenait anorexique, j’appréhendais la réaction de Nadia.

-          Oui, et puis dans ce cas, pas question d’espérer avec la fille, nada de Nadia !! Ah ! Ah

-          D’accord, mais c’est pas seulement ça, quand tu t’engages à t’occuper de quelque chose ou d’un animal, il faut que tout se passe bien.

-           Surtout si tu voulais conclure! Tu devais lui prouver que tu étais l'homme de la situation, un homme qui assure.

-          Pff…

-          Oh, je déconnais, allez continue…

-          J’ai donc regardé sous le buffet, il y était toujours, dis donc ! Alors, j’ai essayé de l’appeler, je miaulais à quatre pattes sur le carrelage de la cuisine, c’était d’un ridicule ! Enfin, au bout d’un moment, j’ai laissé tomber, il n’arrêtait pas de cracher et de me souffler dans les bronches !

-          Et après ?

-          Le samedi après midi, je suis sorti, j’avais rendez-vous avec des potes et le soir quand je suis rentré, assez tard finalement, puisqu’on s’est fait une toile et une pizzeria, le matou avait la gueule dans sa gamelle. Enfin ! j'étais soulagé, je ne serais pas la cause de la perte de poids de l’animal. Quand je suis rentré dans la cuisine, il a bondi en hurlant comme si je l’égorgeais et s’est précipité dans le salon. Il s’est accroché aux rideaux, a grimpé jusqu’en haut et s’est mis à faire le funambule sur la tringle !!

-          Qu’est-ce que tu as fait ?

-          Rien, je suis allé me coucher en fermant la porte de ma chambre, car je n’étais pas trop rassuré en fait, il me semblait de plus en plus bizarre.

-          Et cela s’est terminé comment ?

-          Oh attends, ce n’est pas fini ! Le lendemain matin, le dimanche donc, je me suis levé vers midi, je ne l’avais pas entendu et j’ai pu faire la grasse matinée. La gamelle était vide, je l’ai remplie, mais je ne l’ai pas vu de la journée, j’ai regardé des DVD et flemmardé, j’étais bien tranquille et je n’ai pas osé le chercher. Le lundi, je suis allé au boulot et donc me suis pas occupé du chat. Le soir, en rentrant je me suis affalé sur le canapé comme d’habitude. Manque de chance, il était installé derrière le coussin, je ne l’avais pas vu et curieusement, il n’avait pas bronché à mon arrivée. Il a détalé à une vitesse! Plus fort que Speedy Gonzales, il courait dans tous les sens en se cognant aux murs pour finir par s’aplatir comme une crêpe sous la cuisinière ! C’était un truc de fou ! T’imagines, cinq centimètres d’espace entre le sol et l’appareil.

-          Incroyable, comment a-t-il réussi cet exploit ?

-          Aucune idée ! Une métamorphose, sans doute ! Enfin un peu plus tard, avant d’aller me coucher, j’ai entendu des miaulements à te faire froid dans le dos. Je me suis vite rendu compte qu’il était coincé, il ne pouvait plus ressortir, ni faire un seul mouvement.

-          Oh, la galère !

-          Tu l’as dit ! Alors, j’ai manœuvré afin de soulever la cuisinière. A une heure du mat, tu vois un peu le tableau ? En plus, je ne te cache pas que je ne fais pas le ménage tous les jours. Sous la cuisinière c’était dégueulasse, et tout poisseux ! Le pire, c’est que plus j’essayais de le faire sortir plus il se blottissait dans le coin du mur et puis j’avais peur de lui faire mal ! Finalement après moult péripéties, j’ai réussi à le faire sortir, il a cavalé à nouveau comme un dingue à travers tout l’appartement comme s'il avait ressenti  les prémisses d'une catastrophe naturelle annonçant la fin du monde!

-          Et alors?

Ce train sera direct de Maisons-Alfort à Paris Gare de Lyon

-          Le lendemain matin, pas de trace du matou, mais j’avoue que je ne l’ai pas vraiment cherché. En réalité, je ne l’ai pas vu les deux jours suivants. Le mercredi soir, j’avais prévu de ressortir. Tu me croiras, si tu veux, mais j’ai eu la peur de ma vie, le plus grand hurlement qui est sorti de ma gorge ! Lorsque j’ai pris mon manteau dans la penderie, la bête a soufflé craché puis s’est jetée sur moi toutes griffes dehors. Il était installé sur les cintres!… Tiens regarde, se justifia-t-il en dévoilant le haut d’une de ses épaules balafrée. Complètement givré ce chat ! Je commençais vraiment à en avoir assez. J’angoissais à l’idée de rentrer chez moi. Le jeudi c’était férié, j’ai bullé un peu le matin et j’ai joué à la console toute l’après midi. J’avais de la chance, pas de matou à l’horizon, il faisait beau, chaud, c’était cool, j’avais ouvert les fenêtres du salon qui donne dans la cour, j’étais concentré sur mon jeu et avais oublié le monstre.

-          Il s’était un peu calmé ?

-          Tu parles, je tapotais sur la console comme un fou, et le chat a du s’exciter tout seul, avoir une hallucination, imaginer des minis souris à la place de mes doigts tremblotant nerveusement sur le joystick, enfin je ne sais pas et peu importe car il  m’a sauté dessus en me labourant le dos des mains, vise un peu le résultat !

-          Putain, mais elle est folle ta voisine !

-           Tu ne crois pas si bien dire !  Attends, j’ai pas fini. Cette fois, c’était le pompon ! J’en avais ras-le-bol, je l’ai balancé par terre, il a rebondit sur ses pattes et s’est précipité vers la fenêtre ouverte. Il a sauté par-dessus le rebord et s’est enfuit dans la cour.

-          Et il est revenu ?

-          Je pensais qu’il le ferait, histoire de me pourrir encore un peu la vie. Sauf qu’il n’est pas revenu. Je me suis inquiété. Je t’assure que j’ai fouillé partout dans l’appartement, dans la cour, la cage d'escalier. Rien ! Et il n’était pas là quand Nadia est revenue le samedi après-midi. Il avait disparu. J’avais vraiment les boules, j’ai culpabilisé à mort, je ne savais pas comment lui expliquer.

-          Je comprends mais, à ce degré de folie féline, on peut dire que tu as des excuses! Comment s’appelle-t-il ce maudit chat ?

-          Ah oui, je ne t’ai pas dit, t’y crois pas : Lucifer !

-          Non ! J’hallucine !

-          C’est presque un gag, une caméra cachée…

-          Et Nadia alors ?

-          J’ai bien dû tout lui raconter en détail, je lui ai montré les griffures et lui ai expliqué que les chats avait parfois des difficultés pour changer leurs habitudes, mais elle a rétorqué qu’elle l’avait laissé plusieurs fois chez sa mère. Puis, j’ai fini pas lui dire qu’il avait disparu.

-          Et comment a-t-elle réagi ?

-          Et bien curieusement, elle n’avait pas l’air en colère plutôt un regard… fataliste, triste mais fataliste, c’est cela.

-          Bon ça va, tu t’en es bien sorti.

-          Mieux que tu crois ! Parce que le comble, le fin du fin, l'insensé, s'écria-t-il en levant son index  devant son visage…

-          Quoi ?

-          J'ai tenté une explication pour me disculper, je n'avais pas tous les torts, ce chat avait été perturbé du changement de lieu, il aurait sans doute préféré être en pension chez sa mère. D'ailleurs, je  lui ai demandé, pourquoi cette fois ne l’avait-elle pas gardé? Elle m’a répondu qu’elle était à l’hôpital. La gaffe ! J’ai voulu rattraper le coup en lui répondant que j’étais sincèrement désolé et l'ai encouragée à relater ce qui lui était arrivé, histoire de changer de conversation. Tu ne devineras jamais ce qu’elle m’a répondu !

-          Je donne ma langue au chat, ah, ah, ah ! Dis-moi !

-          Lucifer l’avait griffée à l’œil la dernière fois !

 

 

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clem 22/09/2008 18:09

tu me l'avais deja raconter mais je rigole tous autant.vraiment un dingue ce chat pas comme bounty bien sur.

Camille 19/09/2008 19:59

Oulala ! Pauv' bête !
Il porte bien son nom celui-là !

Sylvie 17/09/2008 00:08

Non mais, ça existe des animaux de si mauvaise compagnie qu'ils la faussent??

dib 16/09/2008 23:16

un chat pitre cela chat loupe
un chat sauvage cela chat touille
un chat mot cela chat riz
mais un chat fou
cela fait peur....